lundi 2 juillet 2007

QUAI 54, la famille...

Ce week-end avait lieu la 5ème édition du fameux tournoi street appelé le Quai 54, se déroulant comme à l'habitude à Porte de Charenton. Ayant raté celui de l'an passé, je ne pouvais pas passer à côté de celui-là, et je n'ai pas été déçu, enfin... presque.

D'abord le tournoi, victime de son succès, attire beaucoup de monde (3500 personnes à ce que j'ai entendu), et les gradins ne permettent pas d'accueillir tout le monde convenablement. En même temps, ça donne un côté authentique, d'un vrai tournoi de street, qui se passe en extérieur, sans la TV et tout le biz qui va avec.

Cette année c'est Mokobé qui se prête à l'exercice difficile de speaker, pas de TP ou de Boris Diaw dans le public, mais toujours l'éternel Booba, Pit Bacardi, le talentueux ailier des Nuggets Yakhouba Diawara, et d'autres, comme Patson (Jeu de jambes, cadeau papa...), Thomas Engijol, George Eddy...etc. On a eu droit à tout le folklore hip hop habituel, battle, danse, scratch, et entre temps, du basket. Des matchs appres et hachés, souvent soldés par des victoires sans appel. (Il y a eu un shoot au buzzer pour la gagne samedi, sans doute le seul match serré du tournoi).
Enfin réussi à mettre en ligne ce petit mix, après bien des galères pour le monter et le compresser.

Les américains ont surclassés tout leur monde cette année et empochent la victoire en finale, malgré un Diawara en face déterminé. Dommage que les arbitres ont rendu le jeu si laid en insistant lourdement sur les défenses en zone, les touchettes de cercle, les portés de balles...etc pour un tournoi de streetball, c'était dur à encaisser. Malgré cela, la défense a pris le pas sur le jeu spectaculaire et sur le scoring, si on ajoute à cela quelques rafales de vents bien pénibles quand on joue au basket.

On retiendra un excellent concours de dunks, avec ce jeune Guy Dupuis (désolé si ce n'est pas la bonne orthographe), mais le gars vole, c'est impressionnant. Les danseuses étaient bien sympa, on peut en voir un petit extrait ici, ce qui à bien remonté le public. Tout cela c'était avant le drame bien sûr. La finale et son lot de sentiments patriotiques sportifs débiles, ce qui a le don d'exacerber l'équipe US qui chambre à tout va (ce qui déclenche une légère émeute vite maîtrisée). Diawara qui avait fait une demi-finale en or, scorant pratiquement la totalité des points en première mi-temps, passe à côté de sa finale, en prise à deux permanente, malgré son acharnement et sa volonté à toute épreuve. Les ricains s'imposent 61-42, fin de l'histoire.

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