lundi 4 juin 2007

WHINING AND FLOPPING (pleurnicher et s'effondrer)

Je suis fatigué de voir autant de joueurs s’effondrer et se plaindre, véritable mode en NBA actuellement. C’est comme si chaque fois qu’un arbitre siffle, il doit aussitôt s’expliquer sinon les cameras se focalisent sur l’expression des visages des joueurs. Quand est-ce qu’un joueur commet une faute, puis se re-concentre afin d’être prêt pour l’action suivante ou mieux encore lorsqu’un joueur fait une erreur, ne pourrait-il pas juste pointer son doigt vers lui « ok, c’est ma faute », et continuer à jouer ?

Les athlètes NBA revendiquent leur taille imposante et leur force corporelle, mais dès qu’il y a un petit contact, ils tombent par terre. J’aime assez l’arc de cercle dessiné dans la raquette pour siffler le passage en force, mais les joueurs en abusent et s’en servent systématiquement lorsque l’attaquant va au panier. On a aussi des shooteurs qui tombent à chaque fois qu’ils prennent un tir difficile. C’est pourquoi on ne voit pas beaucoup d’action à trois points sur un jump shoot puisque les joueurs perdent leur concentration en essayant de simuler la faute.

Voici les joueurs restants dans la course aux playoffs qui s’effondrent et qui pleurnichent le plus.

Tim Duncan :
Je peux jurer qu’il pleurera un jour avant la fin de sa carrière pendant un match après qu’on lui ait sifflé une faute. Il attrape sa tête en repliant ses bras et me fait penser un petit enfant qui vient d’être pris à faire une bêtise et qui dit : « J’ai rien fait ». Je comprend pourquoi Joey Crawford l’a un peu secoué cette saison pour avoir rit aux éclats sur le banc. Il lui donne tellement de fil à retord sur le terrain qu’il n’a pas pu supporter de le voire prendre du bon temps sur le banc.

Manu Ginobili :
Ce type m’horripile au plus haut point. Je n’ai jamais vu un joueur jouer si physiquement sur une moitié de terrain puis dans la partie offensive du jeu jouer autant la comédie comme si quelqu’un le blessait cruellement. Je commence à croire que soit il pense que les Américains ne sont pas capables d’analyser une situation ou soit qu’il est David Copperfield et qu’il créé l’illusion. Il se plaint pratiquement sur chaque action et comme la plupart des joueurs internationaux, il regarde les coaches et les fans comme pour dire : « Pourquoi on s’acharne sur moi ? » J’ai joué en Europe et j’ai vu cette attitude chez les joueurs à chaque match.

Anderson Varejao :
Déjà laissez moi vous dire que j’adore ce gars. J’apprécie énormément son énergie et ses cheveux qui bougent dans tous les sens, mais il ne devrait pas se plaindre à chaque coup de sifflets contre lui. « Qu’est-ce que j’ai fait ? » est sa réponse favorite. Bien, regardez… Vous attrapez le maillot de votre adversaire, le ramenez vers vous, et chutez en arrière comme si vous veniez de vous faire rouler dessus par un train. Il a sans doute fait faute sur Rasheed Wallace dans le game 5, mais je crois que ce joueur fait faute à chaque fois qu’il défend sur quelqu’un.

Manu Ginobili :
Il me rappelle tellement Sarunas Marciulionis, qui jouais pour Golden State il y a quelques années. J’avais l’habitude avant chaque rencontre contre Sarunas, de dire que je ferais deux fautes sur lui, et que je m’assurerais qu’elles lui feraient mal. Il jouait ce que je nommais « le karateka du basket ». Il vous sauter dessus en lançant ses pieds et ses bras, vous heurtant ainsi douloureusement les tibias et le visage. Je lui ai dit une fois que chaque fois que je commettais contre lui était une sorte de faute de vengeance.Je regarde Manu de la même façon. Ce type se bat simplement avec vous. Et puis il tombe. Il est si chanceux de n’avoir pas jouer dans les années 80. Il aurait ressemblé à un boxeur tellement il aurait encaissé de coups à force de simuler.

Anderson Varejao :
J’ai joué au golf la semaine dernière et nous avions quelques moustiques gênants sur le parcours. C’est ce à quoi il me fait le plus penser. Quelquefois on devient tellement fou qu’on veut tous les tuer. Je suis sûr qu’avant la fin de sa carrière il sera tombé à cause de plus de 30 joueurs différents. Est-ce qu’il croit que les arbitres sont stupides ? Parfois je me le demande parce qu’il tombe lourdement comme s’il avait été renversé par une voiture à plus de 200 km/h. Le shoot énorme de Rasheed Wallace dans le game 2 a été plus facile parce qu’il était déjà par terre avant le début de l’action. Mike Brown doit lui rappeler que les arbitres en NBA pour la plupart permettent aux joueurs de gagner des matchs et se laisser tomber ne sera pas récompensé.

Bruce Bowen :
Bruce a le regard qui laisse penser : “Pourquoi tout le monde m’en veut ?” Il défend si près de vous et réagit comme si il n’avait rien fait quand un joueur essaie de le sortir de son propre jersey. Il réagit avec des mouvements de quelqu’un qui s’est senti trahi et humilié. L’avantage que je donne à Bowen est qu’il garde constamment la même expression du visage. C’est comme s’il disait : « Quoi ? Je fait juste mon travail en défense et c’est cela qui le rend fou, Mr l’arbitre. »

Traduit du blog d'Eddie Johnson pour le site Hoopshype.com

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