mardi 22 mai 2007

Tout reste à faire...

J'avoue ne pas être totalement emballé par les deux finales de conférences et au vu des premiers matchs, ce sentiment n'a guère changé. Pourquoi ?

A l'ouest on retrouve deux excellentes équipes de basket, les Spurs très confiants après avoir battu les Suns possèdent l'expérience des playoffs et des finales NBA, un avantage conséquent face à leur adversaire le Jazz d'Utah. Un premier match qui vire au blowout d'entrée avant que Deron Williams ne réveille un peu le public gâté de l'AT&T Center avec ses 18 points dans le quatrième quart-temps.

Sans cela le match ne serait jamais allé au-delà de la barre des 100 points. Jeu posé sur demi-terrain, typique, avec parfois des actions d'éclats et des contres attaques, si si. Défense mollassonne d'Okur & co qui prennent quand même pas mal de rebonds offensifs 48 à 33. 51 fautes, 27 balles perdues pour les deux équipes tandis que les jazz shootent à 41% de réussite...hum, je suis pas près de m'emballer. J'espère une série serrée, surtout avec les matchs se disputant à Salt Lake City, rien que pour l'intérêt de ses playoffs !

Hier soir à Detroit avait lieu également le premier match entre les Pistons et les Cavs. Et... un match horrible, un ! Bon ce n'est pas moi qui le dit, c'est Billups lui-même : "It was about the ugliest game I've seen us play". Ok, 79-76 pour Detroit, j'ai bien cru qu'on atteindrait pas les 70 points, en même temps c'est les playoffs, c'est de la défense...sauf que toutes les nouvelles règles ont été faites pour favoriser un jeu d'attaque.

Detroit
a réussi son pari, limiter James, seulement 10 points dans le match pour le King, 3 shoots pris dans le dernier quart, un seul réussi. Il aurait pu arrondir sa feuille de match par un triple ten, à une passe du triple double si D. Marshall avait rentré son shoot à quelques secondes de la fin du match. C'est ballot. On ne parlera pas du pourcentage des deux équipes, mais Detroit aurait pu largement perdre ce match, très chanceux de s'en tirer à une victoire à zéro dans cette série.

Il faut se rendre à l'évidence, le style offensif et flashy ne paie pas dans le basket pro, pas plus que les one man team. Il faut s'y faire, et c'est pas facile.

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