jeudi 24 mai 2007

Top Ten des trucs qu'on veut plus voir à l'entraînement

Extrait de Reverse n°10, ce magazine est toujours un régal à lire et à voir, bien que pas toujours facile à trouver en librairie. Pour vous abonner, c'est par ici. - Les vrais savent -

La "remise en forme" de fin août. Pas un ballon touché, des kilomètres avalés, des exercices physiques que même les moines Shaolin font pas. Au moins si tu prends pas ta licence, tu pourras toujours aller à la Légion.

Les séances de shoot quand il y a pas un seul shooteur dans l'équipe et que ça se transforme vite en séance de rebonds, voire en course à pied vu les kilomètres parcourus à aller ramasser les saucissons.

Attention : qui dit gymnase ne dit pas forcément confort assuré à l'abri du froid de l'hiver. Bien souvent c'est pas des séances d'échauffement qu'il faut faire, mais des missions de survie façon expédition au Pôle Nord.

Les crève-la-dalle qui jouent comme s'ils devaient essayer de gagner du temps de jeu avec Greg Popovich. Claques, coups de coudes, tacles, blesser le concurrent direct c'est quand même vachement efficace.

La séance 20h-22h qui démarre à 20h15 le temps que tout le monde arrive, 20h30 le temps que tout le monde soit en tenue, 20h45 le temps que tout le monde ait eu le temps d'aller pisser. Et ce une fois par semaine, parce que le deuxième entraînement a été zappé depuis Mathusalem.

Les longs, très longs monologues du coach pour expliquer l'exercice du jour, que lui-même ne comprend plus à la fin.

Les étirements. Ok, ça évite de se briser la carcasse, mais vous n'en avez pas marre de faire des ronds avec la tête, de tenter de pas se casser la gueule à cloche pied pour s'étirer la jambe, de s'asseoir sur une chaise imaginaire alors que n'avez jamais eu aucune imagination et de pousser un mur dont vous savez pertinemment qu'il n'avancera pas ?

Les chasubles, c'est bien pour ne pas faire une passe à l'adversaire mais moins quand tu sues déjà comme un gros porc dans ton jersey et que t'es obligé de te remettre une épaisseur sur le dos, parce qu'évidemment le jour où tu mets un maillot bleu, on joue en rouge et le jour où t'as prévu le rouge on te sort le bleu.

L'assistant coach, en langage vulgaire le fayot qui donne des conseils, crie "allez les gars, sérieux" toutes les quatre minutes et balance à l'entraîneur dès que tu fais un pet de travers.

Les entraînements à cinq. C'est sûr, c'est convivial, on a le temps de faire connaissance, mais à cent euros la licence ça fait cher le 2x2 tout pourri comme sur le playground du coin.

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