Rappel historique d'une rivalité mythique
Samedi soir aura lieu le premier match entre Chicago et Detroit, derby à l'est pour les semi-finals dans ces playoffs '07. Bulls/Pistons c'est un duel classique, qu'on avait pas vu depuis longtemps, surtout depuis la fin de l'ère Jordan et la fin du règne des Bad Boys de Detroit. Il faut remonter à ces playoffs de l'année 1991 pour voir le dernier choc entre ces deux clubs, qui se solda par un échec cuisant des Pistons, 4-0, dominé de bout en bout par une équipe jeune et athlétique (sic) qui allait empocher le titre cette saison là, le premier pour Jordan, Pippen, Phil Jackson & Co. Les Bulls ont alors perdu simplement que 2 matchs en tout dans les phases finales, et s'imposèrent magistralement en finale NBA contre Magic et les Lakers (4-1). Et dire que je ne connaissais même pas le basket cette année là, aucune idée de qui pouvait être Jordan, juste que ses pompes coûtaient très (trop) chères, c'est l'année d'après que je découvris ce monde, je me souviens d'un gars au bahut qui avait inscrit "bad boys" dans ses cheveux, la rivalité était née. Quel plaisir plus tard de voir cette série (merci les K7 Pontel), ces 4 matchs de domination totale, après des années de disette pour les Bulls face à ces mêmes Pistons. Eux qui avaient fait le doublé 89-90, les méchants garçons avaient imposés une défense de fer en NBA, des "règles spéciales" pour Jordan notamment, même Bird et D. Wilkins s'y étaient cassé les dents. Laimbeer, Rodman, Thomas, Mahorm, Salley que des brutes épaisses, seul Joe Dumars incarnait la pureté bien que farouche défenseur, sûrement le pire qu'ait du affronter Jordan selon ses propres mots. Aujourd'hui à la direction des Pistons new look, Dumars retrouvera en face de lui John Paxson, lui aussi membre de Chicago de la grande époque, actuel General Manager du club.
Les Pistons sont à la base de la déferlante défensive qui va s'abattre sur la conférence est fin des années 90, les Kinicks, les Pacers, puis les Heat, tous s'y mettent et s'inspirent des coups de coudes de Laimbeer, des chocs vicieux de Rodman, des coups bas d'Isiah Thomas. Pourtant Chicago et Jordan en auront passé du temps à essayer de surmonter l'obstacle Pistons. Chaque année, Windy City se fait refouler à l'entrée et perd les séries les unes après les autres.
1987, Jordan est MVP de la ligue avec 37.1 points de moyenne par match, mais les Bulls sont stoppés au premier tour par les Celtics de Larry Bird.
1988, la rivalité prend tout son sens, Les Bulls prennent en maturité et Jordan est moins seul, les Pistons deviennent enfin l'équipe numéro un à l'est devant les Celtics et écrasent Chicago en demi-finale 4-1. 1989, après l'exploit au premier tour contre Graig Elho et les Cavs, connu sous le nom de "The Shot", Jordan et ses Bulls parviennent à atteindre les finales de conférences à la surprise générale, et mange encore durement le piston 4-2.
1990, Le trio des Bulls est rôdé, Jordan-Pippen-Grant retrouvent les Pistons, toujours en finale de conférence, sans l'avantage du terrain, parviennent à arracher un septième match décisif perdu. Jordan est dépité. Il accuse son équipe d'avoir peur des Pistons, Pippen a eu des migraines, Grant absent, mais le but est proche et toutes ces défaites renforcent l'équipe en 1991. Les Bulls gagnent cette année là 61 matchs et terminent le quatrième et dernier match face aux Pistons en Finale de Conférence sur le score de 115-94. L'occasion pour Detroit de montrer au reste du monde leur incroyable mépris des Bulls et du sport en général en sortant prématurément du match sans même saluer l'équipe adverse.
1988, la rivalité prend tout son sens, Les Bulls prennent en maturité et Jordan est moins seul, les Pistons deviennent enfin l'équipe numéro un à l'est devant les Celtics et écrasent Chicago en demi-finale 4-1. 1989, après l'exploit au premier tour contre Graig Elho et les Cavs, connu sous le nom de "The Shot", Jordan et ses Bulls parviennent à atteindre les finales de conférences à la surprise générale, et mange encore durement le piston 4-2.1990, Le trio des Bulls est rôdé, Jordan-Pippen-Grant retrouvent les Pistons, toujours en finale de conférence, sans l'avantage du terrain, parviennent à arracher un septième match décisif perdu. Jordan est dépité. Il accuse son équipe d'avoir peur des Pistons, Pippen a eu des migraines, Grant absent, mais le but est proche et toutes ces défaites renforcent l'équipe en 1991. Les Bulls gagnent cette année là 61 matchs et terminent le quatrième et dernier match face aux Pistons en Finale de Conférence sur le score de 115-94. L'occasion pour Detroit de montrer au reste du monde leur incroyable mépris des Bulls et du sport en général en sortant prématurément du match sans même saluer l'équipe adverse.
Aujourd'hui les Pistons affichent un cv honorable sur les 3 dernières saisons, champion NBA, finale NBA et finale de conférence. En face Ben Wallace, ex-Piston et les Bulls sont une équipe jeune et explosive, leur sweep contre Miami n'est pas dû au hasard, et la rivalité est loin d'être terminée.
1 commentaires:
Putain, toute une époque ! Je verse une larme tiens
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