Clean & dirty
Après le trade Golden State/Indiana, j’ai du mal à croire ce que je viens de voir cette nuit. Cette équipe qu’on a pas vu venir, qu’on ne pensais jamais capable de battre une seule équipe de l’ouest en playoffs réussit une nouvelle fois l’exploit. A domicile, devant une foule comme on en voit plus en NBA, la bande à Davis jouent sur une autre planète. Arrêtez tout, ils sont simplement imprenables. Les deux premiers matchs à Utah ont été perdu certes, mais à chaque fois le match s’est joué sur une possession, Golden State avait même 5 points d’avance à 30 secondes de la fin dans le game 2. 3 lancers pourris (2 pour Pietrus et 1 pour Davis), un shoot d’Okur puis un autre de Williams, et le match part en prolongation. Les joueurs esseulés des Warriors (rotation à 7 joueurs seulement !) abdiquent et finissent sur les genoux. Deux jours après c’est l’apothéose. Des tirs à 3 points venus de partout, des dunks, du jeu rapide, playground time, tout y passe, la folie ambiante aidant.
Et Baron Davis, pour moi le meilleur joueur des playoffs individuellement. Toujours boitant, cahin-caha il va vous passer des 360, des shoots renversés des 3 points à 9 mètres sur 1 pied, et pour finir hier soir, LE dunk in your face sur Kirilenko qui avait claqué 13 contres lors des deux premiers matchs. Mega poster à la Kevin Johnson en 1994 sur Hakeem Olajuwon, un vrai régal. 125-105 au final pour les Warriors qui n’ont pas perdu à domicile depuis un bail. Tout ça n’aurait pas été possible sans Don Nelson dit Davis, grâce à qui il a retrouver son amour du basket. 32 points, 9 passes, 6 interceptions. 15 tirs à 3 points réussis pour GS, dont 5 pour l’excellent Jason Richardson (qui a dit qu’il n’était qu’un dunkeur ?), et les Warriors font enfin tourner le banc et tout le monde participe.
On regrettera dans la série des problèmes de racisme (encore ?) liés à quelques fans surexcités de l’Utah, qui achèvent la réputation des Jazz. On ne parlera pas ici non plus de l’étude récente faites sur les fautes sifflés aux joueurs noirs par rapport aux joueurs blancs, tout ceci est franchement ridicule, enfin bon… c’est mon avis. Une plus grosse polémique voit le jour aux Etats-Unis, c’est les déclarations d’Amare Stoudemire qui prétend avoir été victime d’un coup bas de la part de Bruce Bowen dans le game 2 contre les Spurs (vidéo à l’appui, tout va très vite sur Internet).
« Spurs are a dirty team », entre les coups en douce de Bowen et les genoux en avant de Ginobili, nul doute que les Spurs seront surveillés dans les prochains matchs, et que la suite des hostilités sera très chaude entre les deux clubs, quasiment une finale NBA avant l’heure. Je pris juste pour que la finale ne soit pas Utah/ Detroit, pitié, pas ça.
1 commentaires:
C'est quoi cette étude ???
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